
Dur, cruel, cru comme de la viande. « Insecte » ne fait pas rire…
A la première page je me suis dit « Oh merde, voilà que c’est le récit autobiographique d’une bourgeoise emmerdante ! » C’était drôlement écrit à la première personne, très « prout prout, ma chère, voyez-vous ?» J’ai tourné la page et ça a commencé à devenir bizarre, comme si la bourgeoise était un peu déglinguée. La nouvelle fait 5 pages, à la troisième on tréssaille, à la cinquième on a plus envie de rigoler. On se demande où on est. On regarde le type assis en face dans le RER et on se demande ce que réserve la deuxième nouvelle… Le ton n’est plus du tout celui de madame la mondaine. On plonge d’un coup dans les escaliers du garage de la maison inquiétante de Monsieur et Madame ont une fille et Madame ferme les yeux, Madame ne veut rien savoir, voir. Madame à peur, nous aussi. Elle n’en peut plus, nous non plus et on se demande si on va avoir le courage de lire la troisième nouvelle. 3ème nouvelle : Je déteste ma mère, ma mère a un cancer, ma mère me fait honte, etc… Je referme le bouquin. Je ne crois pas que je vais pouvoir la lire, celle-là. Et pourtant je la lis. Je suis dégoutée, j’en ai marre mais j’ai rien pris d’autre à bouquiner. Et puis ça continue dans le sombre, dans le tunnel, dans le j’étouffe, dans le sordide quotidien dans l’horreur un peu vrai, un peu faits divers, révoltante… Trop bien écrit. En revenant de Paris dans mon RER A j’ai repris le bouquin et puis à Rueil il m’est tombé des mains avec les médicaments dont une mère gave son enfant sans raison et j’ai pas pu le reprendre, fini Insecte. J’ai lu un tiers du bouquin et j’en lirai pas plus. Mais que ceux que rien ne touche ne se gènent pas… C’est très bien écrit, vraiment.
C vous kil dites!