Métamorphoses

Publié le par Marie-A Bergez

REY, Françoise. Métamorphoses. Editions Blanche, Paris, 2005. Pocket 12690. 169 pages. 5€42.

Sur la quatrième de couverture on peut donc lire « Comme certaines romancières sont des grandes dames du crime, elle est bien la reine de l’érotisme. » Croyez pas que ça m’amuse de dire du mal ( quoi que…) mais Françoise Rey en papesse de l’érotisme… Bon. Son écriture est viellote, viellote et viellote. Elle adore répéter tout trois fois. Elle dira par exemple : elle était vieillotte, ringarde et sentais la naphtaline. A certaines pages ça devient vraiment lourd. Absolument tout est décliné, tant et si bien qu’à a fin de la nouvelle on se dit qu’en évitant de broder comme ça à l’infini elle aurait pu faire trois fois plus court, sûrement trois fois mieux et trois fois plus intéressant, vous voyez comme ça peut devenir très vite chiant, gavant, énervant ,cette manière qu’elle à de remplir de la copie, de broder, d’en rajouter…

« Métamorphoses » est donc un recueil de nouvelles, d’histoires courtes, de short stories qui sentent un peu le renfermé, qui ont besoin de s’aérer, de prendre l’air. L’écriture se veut poétique, onirique, voir séraphique et pour mieux y arriver Françoise Rey se fait « reine de la métaphore », ah, les métaphores ! Quoi de plus érotique que les métaphores? Bah à peu près tout en fait, si vous voulez mon avis.

La reine de l’érotisme nous fait deviner ce qui se passe avec ses mots choisis, raffinés et délicats. Je vous laisse imaginer les corps qui ondulent comme des plantes aquatiques et la houle qui les soulève ! Alalala, c’est trop beau ! Bon bref, de temps en temps ça se lâche et on a un vrai cour de touche pipi. Mais malgré toute la bonne volonté qu’elle peut y mettre, madame Rey manque vraiment de sensualité et devrait moins se contrôler. En la lisant j’ai pensé à Brassens « Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s'emmerde en baisant, Qu'elle le taise ou le confesse, C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses ». En tous cas, on s’emmerde en la lisant.

Publié dans Mon livre de chevet

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