Petites questions de vocabulaire

Publié le par Marie-A Bergez

Pouvez-vous dire ce que c'est que de la RATINE? Ce que c'est qu'un RAPIN ou un SATRAPE... Non?

Je  ne crois pas que vous voyiez de la ratine tous les jours, par contre les satrapes courent les rues et je suis sûre que bientôt vous vous ferez un plaisir d'utiliser ce drôle de mot dans les milieux interlopes que vous fréquentez !
Quant aux rapins mon père aurait dit qu'ils sont nombreux, peut-être pas aussi nombreux que les scribouillards, mais nombreux quand même.
Heureusement j'ai regardé le Littré pour vous, mais attention la prochaine fois je ne serai peut-être pas aussi serviable...

Ratine :

Etoffe de laine croisée dont le poil est tiré en dehors et fixé de manière à former comme de petits grains.

Rapin : 

Terme familier. Se dit, dans les ateliers de peinture, d'un jeune élève que l'on charge des travaux les plus grossiers et des commissions.
Il appartenait à la classe des rapins chevelus, et professait sur l'esthétique des doctrines qui se rapprochaient beaucoup des miennes, REYBAUD, Jér. Paturot, II, 1. Se dit, par extension, d'un peintre dépourvu de talent et d'études.

Satrape :

Titre des gouverneurs de province chez les anciens Perses.
Un des premiers soins du prince était de faire fleurir l'agriculture ; et les satrapes dont le gouvernement était le mieux cultivé, avaient la plus grande part aux grâces, BOSSUET, Hist. III, 5.
L'empire des Perses se divisait en cent vingt-sept gouvernements ; ceux qui en étaient chargés s'appelaient satrapes, ROLLIN, Hist. anc. Oeuv. t. II, p. 366, dans POUGENS.
Les satrapes, dans les provinces éloignées du monarque, étaient en quelque sorte des souverains ; car l'usage leur avait donné plusieurs prérogatives de la souveraineté, CONDIL. Hist. anc. II, 7.

 
Fig. Se dit d'un homme fier et despotique.
Je suis fort aise de me voir loué par un homme comme vous ; cela pourra engager les satrapes de la littérature à me laisser en paix, P. L. COUR. Lett. II, 25.
Le directeur de l'Opéra lui-même, ce satrape industriel, comme nous l'appelions, ne capitulait pas, REYBAUD, Jér. Paturot, I, 6.
Malheur donc ! oh ! malheur au mendiant qui frappe, Hypocrite et jaloux, aux portes du satrape ! V. HUGO, Odes, III, 1.

Alors c'est qui votre satrape à vous?

Publié dans Mon livre de chevet

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Fab 16/11/2006 13:24

ah ah! satrape je savais! j'ai découvert ce mot dans le bouquin "Cetaganda", de Lois McMaster Bujoldc'était la rubrique "culturez-vous en lisant de la SF"