Femmes de tous les pays

Publié le par Mahie

Autoprotrait de Mme Vigée-Lebrun, une femme qui a fait une belle carrière au 18è


Quand j’étais petite le féminisme, c’était un peu comme la protection de l’Amazonie et la protection des animaux, j’y croyais dur comme fer.

Puisque qu’on avait pris conscience du problème, alors tout allait changer pour le mieux, pour toujours, à jamais.

Et puis je ne sais quels puissants n’ont jamais arrêté de détruire la terre, je ne sais quels sauvages continuent à trouver amusant de tirer sur des lions ou de massacrer des singes.

Je ne sais quelles femmes, filles, adolescentes continuent à penser que si elles gagnent moins qu’un homme c’est normal et que les féministes sont de grosses lesbiennes frustrées qui détestent les hommes. (Ceci ferait le sujet d’un autre billet mais je ne crois pas que les lesbiennes soient frustrées, grosses et détestent les hommes.)

Celles-ci oublient donc, les femmes d'aujourd'hui qui se gaussent du féminisme, que quand ma mère a eu son premier enfant elle ne pouvait sortir de France avec lui ou sans lui d'ailleurs sans une autorisation de son mari.

C’est bien dommage qu’elle ne soit plus là pour me le raconter mais je crois bien que pour ouvrir un compte en banque c’était pareil, et beaucoup d'autres choses encore du même style.

Celles-ci oublient que ma grand-mère n’a pas eu le droit de choisir son maire ou son président avant d’avoir 40 ans  (ça date de l’après guerre quand même…)

Celles-ci oublient, ne savent pas,  que quand il y a quelques années j’ai demandé à ma patronne pourquoi Alphonse était payé plus que moi alors que nous avions le même âge, le même niveau d’étude et que nous avions commencé le même mois dans la boîte elle m’a répondu que c’est parce qu’il était marié et avait une épouse à charge… Da ?

Ce qui m’exaspère le plus dans le refus du féminisme ce ne sont pas les machos, mais les « machettes », vous l'avez compris.

Les « machettes » qui sont super heureuses de leur vie émancipée et qui ne se sont jamais demandé, apparemment, comment la femme en était arrivée à pouvoir faire quoi que ce soit sans demandé l’autorisation à son mari ou à son père. Savent-elles que dans les années 60’ une femme qui ne travaillait pas, c’était la majorité, devait demander à son époux chaque semaine ou chaque mois, l’argent pour faire les courses ? Il n’y avait pas la mode du compte joints à l’époque.

Savent-elles qu’une femme célibataire, n’était pas du tout alors considérée comme une « célibatante » ? Mais comme une « vieille fille », quelque chose entre l’hystérique et le laideron irrécupérable.

Ont-elles-jamais lu Marilyn French, le bouquin à lire d'elle, évidemment : Toilettes pour Femmes. Ont-elles jamais lu Gisèle Halimi ?  Est-ce un homme ou Simone Veil qui a dépenalisé l'avortement en France? Elisabeth Badinter a-telle perdu son temps?

Les « machettes » soutiennent-elles les machos qui sévissent en Espagne 

 comme ailleurs ?

« Lola, elle, a toujours eu peur. Son mari dormait avec une machette sous l'oreiller. Quand elle a voulu travailler comme vendeuse afin de payer les livres scolaires des enfants - "car il gardait son salaire de déménageur juste pour lui" -, il a envoyé des amis la surveiller au magasin. Qu'elle ose sourire à un client, et la punition était terrible  : viol, vexations sexuelles. Comme Maria, Lola a tenté de se suicider, en vain. "Je me suis jetée sous un camion. Je n'ai pas eu de chance, il a freiné", se souvient-elle. »

Ah non, non, non et non, qu’on ne me dise pas que le féminisme est un truc de vieille bonne femme frustrée ou je le jure, je fonce dans le tas !

Croient-elles, les machettes, que ce sont les hommes qui vont s’occuper du sort des femmes qui sont toujours "punies" à l’acide ? Ou que ce sont les féministes ?

Allez zou, tout ça me mets les nerfs en pelote. A sloop.

 

Publié dans Citoyenne

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S
Ben moi je ronronne
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C
ben oui! Salut cousine Stella, et bonne marche. Heureusement que Marie-Annick est là, maintenant je sais que ton JP est du signe du cochon et que Fabrice aussi. Ah! les filles...
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M
Vais-je faire un prochain billet sur les signes astrologique chinois? :-D Bon je crois pas, j'aurais pas grand chose à dire. Mais puisque nous en sommes aux confidences  : je suis serpent.
S
Je n'en dis pas plus que les autres sur la justesse des cris de femmes et de leur importance. Le Florent de Christian il est né le 8 mars. j'espère qu'il a connaissance de l'importance de cette date. Nous, cet après midi, nous allons marcher contre le racisme...et oui une autre lutte, encore une... Un bonjour à ma cousinette Cécile en passant...
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M
Toutes ces luttes sont nécessaires. Aucune n'est obsolète, malheureusement.
B
Le féminisme n'est pas un truc de vieille bonne femme frustrée. :)Par contre, il est désolant qu'il doive exister, comme tous les mouvements qui - en bout de ligne - ont comme message de base que nous sommes tous égaux, des êtres humains, tout simplement.C'est un peu chiant qu'il faille se battre pour ce qui devrait être la normalité, que l'on soit femme, enfant, noir, gai, bref tu comprends.Et pour les gros mots, t'as oublié s'tie... Comme dans «crisse de s'tie de tabarnac' de ciboire de chien sale!» Mais bon, sous le coup de l'émotion, je te pardonne. ;-)
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M
Oh oui je te comprends, y'en a marre de devoir toujours et encore rappeler à certains que sur cette foutue terre il n'y en a pas qui sont plus égaux que d'autres, par naissance, enfin...Pour les gros mots, je me suis mise à jurer en québéquois pour que ça passe plus inaperçu aux oreilles de mon p'tit môme... Et parce que je trouve ça trop drôle aussi. Mais voilà que depuis quelques jours il se délecte de "tabarnac!'"! Hum... Bon... Va falloir que je fasse marche arrière et reste polie tout simplement ;-)Ben voilà : je viens de te lire à haute voix et Thibaud m'a hurlé dessus : "bah c'est un gros mot ça et faut pas le dire! Et c'est pas gentil ça!" Mince j'avais oublié que je lui avait déjà remonté les bretelles!Bon ben c'est fini :-( j'ai plus le droit de jurer... devant lui.
C
Chere cousineMais biensur que nous aimons tes coups de gueule. Le problème c\\\'est que nous sommes beaucoup plus paresseux que toi, et que au lieu d\\\'écrire, on ne fait que parcourir.Ah! la paresse , c\\\'est la mère de tous les vices.Mais figure toi que la veille de la journée de la femme, j\\\'étais à Paris aussi. Avec Agnes, Patricia et mon petit Samuel pour une belle promenade au soleil. En fin d\\\'après midi, nous nous arrêtons rue des rigoles dans le 20ème, à la maison de la mixité, y\\\'avait du monde,ça avait l\\\'air sympa, on rentre signer le manifeste des 343 mamans. Ben on s\\\'est retrouvé nez à nez avec François Hollande, en toute simplicité. Le plus drôle c\\\'est que au même moment à Dijon  mon chéri assistait au meeting de Ségo au nouveau Zénith, et qu\\\'elle tentait de le persuader de voter pour elle.Bon finalement ça n\\\'a rien a voir avec  ton billet, mais nous étions à Paris en même temps. Et que je t\\\'aime plus que Jamel .Donc même si on n\\\'écrit pas de commentaire, on lit et on apprécie ta verve insatiable et fleurie.
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M
:-) Ah ben bravo tu viens à Paris en Catimini :-D Bon ça me fait penser qu'il faut que j'appelle ta soeur, moi...