Il y a quelques semaines je montais à Paris pour rencontrer Candy mon amie blogueuse, vous vous en souvenez, qui se trouve être aussi une illustratrice vivant de son art.
Aujourd'hui j'ai reçu par la poste son dernier bouquin sorti dans toutes les bonnes librairies et disponible sur le site de la
fnac...

C'est un livre super sympa pour parler du problème de l'obésité aux enfants (et aux parents!) , avec un chouette texte et de belles illustrations pleines d'humour et de gentillesse. C'est un petit livre pédagogique et sensible. Je vous le conseille vraiment.




Vendredi 4 juillet 2008
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Pour être sûre de savoir ce que j'en pense "aujourd'hui" j'ai commencé à relire son bouquin de nouvelles : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", encore un très bon titre, très accrocheur, tout le monde voudrait bien ça, tout le monde à envie d'acheter le bouquin.
Ce qui est drôle c'est qu'avec celui que j'ai fini hier, "Je l'aimais" j'ai pensé, je vous l'ai dit, que j'avais l'impression que le bouquin était "étiré" pour arriver à en faire un bouquin de taille "raisonnable", c'est à dire "minimal". Et j'ai pensé aussi : "Tiens ce bouquin ça à la taille d'un Harlequin, ça se lit aussi vite et facilement qu'un Harlequin, mais c'est beaucoup moins drôle...
Tiens tiens, comme c'est rigolo pour le coup, je commence à lire le deuxième bouquin (en fait le premier dans l'ordre chronologique) et voilà comment ça commence :

"Saint-Germain-des-Près!? … Je sais ce que vous allez me dire: "Mon Dieu, mais c'est d'un commun ma chérie, Sagan l'a fait bien avant toi et telllllement mieux!"

Je sais.

Mais qu'est-ce que vous voulez… je ne suis pas sûre que tout cela me serait arrivé sur le boulevard de Clichy, c'est comme ça. C'est la vie.

Mais gardez vos réflexions pour vous et écoutez-moi car mon petit doigt me dit que cette histoire va vous amuser.

Vous adorez les petites bluettes. Quand on vous titille le cœur avec ces soirées prometteuses, ces hommes qui vous font croire qu'ils sont célibataires et un peu malheureux.

Je sais que vous adorez ça. C'est normal, vous ne pouvez quand même pas lire des romans Harlequin attablé chez Lipp ou aux Deux-Magots. Évidemment que non, vous ne pouvez pas."

Donc, nous y voilà : Anna Gavalda écrit du Harlequin chic, du Harlequin avec une belle couverture pour qu'on ai pas honte de lire ces bouquins à la terrasse des Deux-Magots! Trop classe les Deux-Magots! Ha, ha!

J'ai lu beaucoup d'Harlequins dans le Bordeaux-La Rochelle quand j'étais étudiante. Je suis un peu une experte en la matière... de plus ma meilleure amie qui les dévorait est devenue traductrice d'Harlequin après sa licence, d'anglais. Évidemment c'est pas à la terrasse d'un haut lieu parisien que je les lisais mais j'avais pas (trop) honte. Pour ceux qui ont des à-priori à la con, un autre jour je lisais Guerre et Paix, un autre jour Paul Auster et je n'étais pas schizophrène pour autant. Tiens, un jour il faudra que je parle de tout le bien que je pense des gens qui jugent les autres sur "Elle lit Voici c'est donc une conne. Elle a lu plus de Harlequin que je n'ai lu de livres c'est donc une demeurée..."
Oups, revenons à nos moutons :
Je me pose la question si Anna Gavalda fait du Harlequin chic, c'est normal que ça marche très fort. Harlequin c'est énorme! J'ai continué sur quelques pages et je me suis dit, comme disent les anglais : "Blaaa blaaa blaaa!" Pour l'instant l'impression qu'elle me donne c'est qu'elle blablate au kilomètre la miss, elle blablate bien, avec élégance, avec aisance. Je suis peut-être jalouse. Sincèrement j'aimerais pouvoir blablater aussi facilement, écrire un bouquin et ne plus avoir a me préocuper de problèmes d'argent. J'aimerais avoir son talent.
Je vais le lire ce soir, le bouquin. Si y'a quelque chose à ajouter je vous le dis demain matin, sinon je passe à autre chose.
Jalouse parce que je dis un peu du mal? Je crois pas. Je dis pas de mal d'autres best-sellers comme celui de
Justine Lévy par exemple.

 



Dimanche 11 mai 2008
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Je l'ai donc relu le bouquin Anna Gavalda, "Je l'aimais". Il est moins sympa que son interview. Du coup j'ai compris pourquoi je ne m'en rappelais pas. C'est court, c'est lent, c'est déprimant, un peu chiant. Je l'ai fini quand même, mais j'ai bien été tenté de m'arrêter au milieu et de vous dire que je l'avais terminé. Ça n'aurait rien changé, il ne se passe rien dans ce bouquin. Est-ce que c'est bien ou mal écrit? Ni l'un ni l'autre, ça s'étire... Ça s'allonge... On dirait qu'on peut tirer dessus jusqu'à faire une taille de bouquin raisonnable. C'est pas gentil ça, hein. C'est que je me demande comment ça peut être un pareil "best-seller" en étant si... barbant. Le titre peut-être? le titre est alléchant. Bon il faut croire qu'on se sent chez soit dans ce huit-clos entre une belle fille qui vient de se faire larguer et beau papa qui picole avec elle toute la nuit en lui racontant "son histoire". Pourtant c'est vraiment pas vivant. Pas d'humour, pas d'étincelle. Qu'un récit lent, comme au présent, de quelques moments tristes. Ça donne envie d'être mince et de fumer une clope. Me demandez pas pourquoi, c'est juste un feeling.
Dimanche 11 mai 2008
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J'ai laissé Thibaud chez son copain et je suis allée toute seule à la bibliothèque! C'est peut-être tout con pour vous, mais moi ça m'a fait du bien d'aller TOUTE SEULE à la bibliothèque! De mon bled. (Médiathèque de Bordeaux si tu me lis : tu es toujours ma préférée!) Bref, je m'égares.
Je me suis donc promenée tranquillement entre les rayonnages et j'ai choisit tranquillement de jolis bouquins.
Impossible de résister, en plus j'avais faim.

Je suis tombée hier sur une interview de Anna Gavalda et je l'ai trouvé bien sympa. Normalement je me méfie comme de la gastro (j'actualise l'expression) des auteurs qui ont à ce point du succès : c'est presque pour moi un gage de non-qualité. Mais là ma curiosité a été éveillé, cette fille est franchement sympa et a un bon look. Alors je me suis dit qu'il fallait que je lise un de ces bouquins. Ensuite je me suis rappelé que "actually" j'avais déjà lu un de ses bouquins, voir même deux (les deux super connu vous savez...) mais le problème c'est que je ne me rappelais absolument pas de quoi ça parlait... Les best sellers... J'ai raison de méfier, c'est pas marquant.
Bon, en même temps je me rappelais pas qu'ils me soient tombés des mains avant même de les acheter... Impossible par exemple pour moi de lire plus d'une page d'Amélie Notomb, d'Alexandre Jardin (une phrase suffit!) ou de Marc Lévy...
Non, je ne suis pas allergique aux auteurs à succès... Amélie j'aimerais bien l'aimer, elle est sympa en interview, mais ses bouquins non, je sais pas. Ça le fait pas. Les deux autres j'en parle pas. Leur façon d'écrire n'est pas très intéressante pour moi. Donc (moi qui déteste les longs post me voilà lancée!) Anna Gavalda, avec tous les bouquins qu'elle a vendus, est un peu dans la même cour que les autres là, ceux que j'aime pas trop.
Alors j'ai pris ses deux bouquins à la bib' (on sait jamais je les avais peut-être revendu illico sur Amazon après les avoir lus!!!).
En rentrant j'ai été jeté un coup d'oeil en bas (nous vivons "en haut") et ils étaient bien là dans la bibliotèque. Je vais donc les relire et vous dire ce que j'en pense :-p
Mais attention je le fais juste parce que j'ai bien aimé son interview.

PS : ce qui est chouette avec moi c'est que comme je suis quasiment amnésique je peux relire des bouquins lus il y a 5 ans comme si ils étaient tout neufs ;-)

Vous voyez bien pourquoi je peux vouloir lire ça...
A la bib je me suis assise confortablement et pendant une heure j'ai feuilleté ce bouquin. Et je me suis demandé si, vraiment, il fallait couper la tête à cette femme?
La révolution était-elle nécessaire? Où en serions nous si cela n'était pas arrivé? Comment aurait-on pu en finir autrement avec "Versailles"?
Fallait-il donc les assassiner tous? En regardant ce livre on se dit que non, rien ne justifie le massacre.  La fin ne justifie pas les moyens. je me sens très vendéenne parfois. Mais oui : j'ai "aussi" du sang vendéen!.
Parce que la couverture m'amuse et parce que j'ai lu de bonne critique.
Ce week end j'ai de quoi lire. Mais en même temps c'est pas bouquins qui devraient me prendre trop de temps ;-)
Adishatz et à sloop comme dirait la bretonne!



Vendredi 9 mai 2008
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Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

L'invitation au voyage
Extrait de "Les Fleurs du mal", Charles Baudelaire

Mardi 22 avril 2008
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persepolis-copie-1.jpgAlors  que tout le monde en parle depuis des mois je viens juste de découvrir  ce  surprenant bouquin que Sandrine m'a envoyé pour mon anniversaire! Et je me demande comment j'ai traversé ces derniers mois pour ne  pas avoir compris avant que ce livre était un  évènement!  C'est bien simple : j'adore ce bouquin autant que j'adore Mafalda (en espagnol seulement), autant que j'adore les meilleurs  des meilleurs. Ce livre me tire d'un long sommeil. C'est tellement interessant et bien écrit et bien déssiné que j'en suis comme deux ronds de flans et  je me désespère d'en avoir entendu parler plein de fois en croyant que c'était une bd de science fiction japonaise, j'ai honte.  Il faut croire que ces derniers mois je n'avais pas d'oreilles, c'est triste. Bon bref, et vous? Vous l'avez lu?
Lundi 3 mars 2008
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De Dostoïevski j'ai lu Crime et Châtiment (en deux jours :-p),  L'Idiot, Souvenirs de la maison des morts et Le Joueur mais je n'ai pas lu L'Eternel Mari. J'ai une semaine pour le lire, c'est le deal que j'ai passé avec ma petite cousine pour la pousser à lire un peu plus. On le lit chacune de notre côté et compte rendu dans une semaine. Ca ne me fera pas de mal non plus de lire quelque chose d'intéligent ;-)
l---ternel-mari.jpgParce que c'est vrai, ces bouquins je les ai lu il y a longtemps, il faut pas se reposer sur ses lauriers comme disaient les profs à l'école. Alors, zou: Au boulot! Je l'ai commandé sur Ternet vu que j'habite au milieu d'un champ de bananier et je devrai le recevoir mercredi.
Et vous, vous l'avez lu? Vous en avez pensé quoi?
Autrement vous pouvez participer : vous avez une semaine pour le lire :-)

Lundi 8 octobre 2007
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bibliotheque2.jpgBah n'empêche que chez moi aujourd'hui il n'y a pas le soleil promis, mais de gros nuages. Pas un bruit, juste un chat et encore il ne bouge pas beaucoup. Il ne manque  que la musique d'Enio Moricone...
Alors comme ça, moi j'ai pris mon môme par la main et on a été au coin de la rue : à la Bibliothèque Municipale! J'avoue c'était pas l'éclate totale, mais bon ça sera chouette pour les mercredi après-midi d'hiver ;-)
Le bâtiment est plus sympa à l'intérieur qu'à l'extérieur, très sympa pour les petits, avec des petis escaliers partout, des coussins de couleurs et plein de chouettes petits bouquins.
Apparement c'est le seul endroit de la ville où on peut croiser des gens. Evidemment comme on est censé ne pas faire de bruit, il ne s'agit pas de transformer la bibliothèque en square... Il faut être discret. Mais bon, c'était sympa de connaître ce lieu et que ce soit tout près de la maison.
Au rayon emploi : mauvaise nouelle, il y a encore des bénévoles à la BM !!!
Bon, ça n'augure pas très bien pour les commnues environnantes, au cas ou j'aurais la bonne idée de voir si il y a de l'emploi par là, hum.

Mercredi 1 août 2007
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Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine
Mardi 8 mai 2007
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Petit à petit j'avance dans mes lectures. Pas trop vite, parce que souvent Titi me parle en même temps. Il y a quelque temps j'ai commencé une série policière : Les aventures de Stéphanie Plum.
Stéphanie Plum c'est difficile à situer... C'est une fille qui est chasseuse de prime, un peu de la même manière que je bossais dans l'informatique, c'est à dire sans filet, en free style!
C'est donc écrit par une fille et plutôt pour les filles.
Ca balance entre un Harlequin et un San Antonio. Parce que Stéphanie est bien sûr amoureuse comme une folle, ça c'est le côté Harlequin. Mais c'est aussi une pétasse qui ne rentre pas dans son jean tellement elle se gave de saloperie et tellement elle surveille pas du tout son langage et a de très mauvaises fréquentation... Là ça fait plutôt San Antonio.
Bref, c'est du roman qui se lit comme on boit un chocolat chaud, pour passer un bon moment et avoir le sourire au lèvres. Bien sût les cadavres découpés en morceaux ne sont pas toujours drôles, mais Stéphanie sait très bien faire la part des choses.
A noter : le titre en anglais est "High five", je le traduirai par "Tape m'en cinq!" ... Et vous?
Cinq à sexe, c'est un peu tiré par les cheveux comme titre, je sais pas pourquoi ils ont mis ça, enfin si, je sais. M'en fous je finirai par les lire en anglais quand ils seront plus traduit assez vite.
AH j'allais oublié : elle roule dans une Buick 53!
Lundi 30 avril 2007
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J'ai lu du bonhomme tout ce que je trouvais dans la bibliothèque de ma mère puis en librairie quand j'étais au lycée, il y avait des bouquins dont j'avais oublié le nom, mais ça me revient maintenant en lisant cet article sur wiki qui remet bien les choses en place...
Pornographe ou pas, d'ailleurs c'est aussi une de ses qualités, Miller est un de mes auteurs préférés, il est brillantissime, suprêmement intelligent, je l'adore.

«Il n'est pas un de nous qui ne soit coupable d'un crime : celui, énorme, de ne pas vivre pleinement la vie». (Sexus)
Vendredi 23 mars 2007
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Liste de bouquins marquants jusqu'à mes 21 ans.
Parce que si on continue au delà de 21 ans évidemment on n'en finira jamais. Il s'agit donc des livres qui ont frappés ma petite tête sensible il y a longtemps et pour longtemps.


Le premier livre qui m'a impressionné:

C'était un livre romantique que maman avait adoré quand elle était jeune, elle me l'a fait lire (son vieux livre tout usé) quand j'étais en sixième, j'ai adoré. Je ne l'ai jamais relu, ça ne saurait tarder.
GOUDGE, Elizabeth. le Pays du Dauphin Vert. Phébus, collection Libretto. EUR 13,78

Le premier livre coup de poing:
ANONYME, L'herbe Bleue. Pocket.
EUR 3,99. Lu vers 12 ou 13 ans, maman avait peur que ça me donne envie "de me droguer". C'est sûrement grâce à ce bouquin que je n'ai jamais touché à rien malgré les milieux interlopes que j'ai fréquenté sur la queue de la comète de la Movida...

Premiers bouquins en série:
Zola, tout Zola, encore Zola, à 16 ans ou par là, c'était ma passion.

Le premier livre qui m'a consolé de mes fautes d'orthographe et fait rire l'été de mes 15 ans :
RAYMOND QUENEAU, Zazie dans le Métro. Folio.
EUR 3,33

Le premier bouquin chaud devant :
Conseillé par mon premier boyfriend à 17 ans et autorisée à le prendre dans la bibliothèque de maman, le plus intelligent, le plus sensuel, le plus libre. Celui qui me donna le goût de l'aventure et du franc parlé?
MILLER, Henry, Le Tropique du Cancer. Folio.
EUR 6,84

Le premier bouquin féméniste:
Conseillé par notre prof d'anglais au lycée. Une vraie prise de conscience.
FRENCH, Marilyn. Toilettes pour femmes. D'occasion en poche j'imagine. Environ 5 euros.

Le premier Bouquin qui disait que la vie n'est pas un long fleuve tranquille :
IRVING,John, Le Monde selon Garp. Seuil. Environ 8€.

Le premier super intélo, super perturbant, hypra intelligent:
Lu en deux jours sans sortir à 21 ans dans ma chambre d'étudiante (pour mon UV de littérature russe) quand je suis ressorti dans la rue j'étais complètement parano.
DOSTOIEVSKI, Crime et Châtiment. Folio. Environ 7?.

Y'en a sûrement plein d'autres, mais on va y passer la journée. Allez, zou!




Lundi 19 mars 2007
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Quand j’étais encore au lycée j’aimais bien acheté mes bouquins de poches chez le bouquiniste, c’était pas cher, c’était rigolo et j’avais commencé parce que j’y trouvais des bouquins qui n’étaient plus édités.
Etudiante, j’ai été heureuse d’acheter mes bouquins et de me constituer une petite une bibliothèque. Puis vint mon premier déménagement de la rue Saint-Vincent de Paul vers la rue de Tustal et je faisais un tri dans mes bouquins pour apporter ceux qui ne m’avaient pas tant plus que ça chez le bouquiniste du bas de la rue Saint-Catherine.
Puis je déménageais de la rue de Tustal de nouveau vers la rue Saint-V de P. Puis vint le déménagement près de la place de la Victoire. A chaque fois je portais un gros carton chez le bouquiniste.
Quand je quittais Madrid, je laissais derrière moi des rayonnages de bouquins à mes voisins, n’envoyant par la poste en France que les plus aimés…

Depuis que j’ai quitté la maison familiale en 84 j’ai déménagé 15 fois, à chaque fois j’ai trié, abandonné, revendu… Des bouquins, des vêtements, des conneries, on ne peut pas tout traîner derrière soit, surtout quand on a une tendance à trop acheter.
Si je ne m’étais pas débarrassé de tous ces bouquins au fur et à mesure j’imagine que j’en aurai dix fois plus que je n’en ai actuellement… Et pourquoi faire à part m’encombrer ? Mon appart ne serait pas assez grand.
Ma bibliothèque est déjà beaucoup trop grosse de toute façon et comme nous allons encore déménager...
Alors pourquoi pas la bibliothèque municipale?
Quand j'habitais à Bordeaux je fréquentais assidûment la nouvelle médiathèque. C'était génial : ils avaient tout et en plus j'étais fauchée. La BM de Bordeaux  c'était mon paradis! Sans parler de l'architecture et du confort, je pouvais y rester de 10h du mat à 6h du soir... Mais toutes les villes n’ont pas cette chance, en arrivant à Saint-Ger j’ai trouvé la BM la plus vieillotte, la plus vétuste, la plus cul-bénit qu’on puisse imaginer… En d’autres termes elle était beaucoup plus petite et moins moderne que la la BM de La Rochelle au début des années 70. Tristesse.
Alors avec le Net je me suis mise à acheter en un clic, sans hésitation et avec bonheur et à revendre la même façon…
On pourra penser que je suis pour la fin des commerces traditionnels puisque j’habite en face de la seule grande et unique librairie de ma ville… J’y vais parfois. Mais 4 fois sur 5 le bouquin que je veux n’est pas là, on me propose alors de le commander, on me dit qu’on l’aura d’ici une dizaine ou une quinzaine de jours et moi je sais que sur Amazon je l’aurais d’ici 48h si tout va bien… Alors mon choix est vite fait je rentre à la maison et je clique.
Dans cette librairie de bénits-oui-oui, celle en face de chez moi,  j’ai un jour demandé où trouver un bouquin de Catherine Breillat, la bonne petite dame (pas plus vieille que moi) m’a répondu avec une moue que ce n’était pas de la littérature et que ce genre de livres était classés dans les « récits de voyage ». Ca m’a bien énervé de la voir me prendre de haut comme ça avec son histoire de « récits de voyage » à la gomme, ça m’apprendra à vivre à cuculand…
Ah ça, c’est pas chez Mollat que ça me serait arrivé ! C’est pas chez Mollat qu’on traite le chaland avec des manières de bonne du curé. Chez Mollat, non seulement on trouve tous les bouquins qu’on veut mais même ceux dont on ignorait l’existence et qui sont pil poil ceux dont on rêvait… Mais non, je n’idéalise pas. Mollat c’est LA librairie !
Je veux revoir mon Aquitaine ! (sur l’air de « je veux revoir ma Normandie »)
Allez, à sloop, comme dirait la bretonne !
Mardi 6 mars 2007
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Allez hop, je sacrifie au rite, et vous livre ma pile de bouquins à lire...
C'est pas trop lisible? bah si... Allez... Approchez vous de votre écran...
Jeudi 22 février 2007
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Ca fait plusieurs fois que je vois des commentaires de mon chéri sur des blogs que je fréquente et que je me dis "tiens c'est rigolo mon chéri aussi il a lu ce bouquin" ou bien : "ah ben c'est vrai, nous aussi on a vu ce truc" ou bien "Oh tiens c'est drôle Fab il aurait pas dit autrement! "
Je précise que Fabrice signe ses commentaires de son nom et que donc si je ne fais pas le rapport c'est que j'ai la tête ailleurs ou que je n'ai pas de tête du tout.
Alors que je lui faisait encore remarqué une de ces coïncidences hier soir il me dit "Ben oui, c'est moi qui l'ai écrit ce commentaire!" ah ben oui c'était lui... Et puis cet autre aussi et l'autre d'avant... aussi.
Et voilà que tout d'un coup que je comprends que si je rencontrais mon mari hors contexte, je veux dire, par exemple à une soirée Tupperware à Asnières je serais bien capable de ne pas le reconnaître et de lui dire "Mais monsieur, c'est incroyable, comme vous ressemblez à mon mari!"

De fil en aiguilles me voilà qui vient vous parler du bouquin culte de tous les bouquins cultes : La Cantatrice Chauve!
IONESCO, Eugène. La cantatrice chauve [suivi de La Leçon]. Gallimard, 1954. Folio 236. 190 pages. 4€85.

Extrait :

Mme Martin
    Comme c'est curieux, moi aussi j'habite au numéro dix-neuf, cher Monsieur.

M. Martin
    Mais alors, mais alors, mais alors, mais alors, mais alors, nous nous sommes peut-être vus dans cette maison, chère Madame ?

Mme Martin
    C'est bien possible, mais je ne m'en souviens pas, cher Monsieur.

M. Martin
    Mon appartement est au cinquième étage, c'est le numéro huit, chère Madame.

Mme Martin
    Comme c'est curieux, mon Dieu, comme c'est bizarre ! et quelle coïncidence ! moi aussi j'habite au cinquième étage, dans l'appartement numéro huit, cher Monsieur.

M. Martin
    Comme c'est curieux, comme c'est curieux, comme c'est curieux et quelle coïncidence ! Vous savez, dans ma chambre à coucher j'ai un lit. Mon lit est couvert d'un édredon vert. Cette chambre, avec ce lit et son édredon vert, se trouve au fond du corridor, entre les water et la bibliothèque, chère Madame !

Mme Martin
    Quelle coïncidence, ah mon Dieu, quelle coïncidence ! Ma chambre à coucher a elle aussi un lit avec un édredon vert et se trouve au fond du corridor, entre les water, cher Monsieur, et la bibliothèque !

M. Martin
    Comme c'est bizarre, curieux, étrange! alors, Madame, nous habitons dans la même chambre et nous dormons dans le même lit, chère Madame. C'est peut-être là que nous nous sommes rencontrés !

Mme Martin
    Comme c'est curieux et quelle coïncidence! C'est bien possible que nous nous y soyons rencontrés, et peut-être même la nuit dernière. Mais je ne m'en souviens pas, cher Monsieur.

M. Martin
    J'ai une petite fille, ma petite fille, elle habite avec moi, chère Madame. Elle a deux ans, elle est blonde, elle a un oeil blanc et un oeil rouge, elle est très jolie, elle s'appelle Alice, chère Madame.

Mme Martin
    Quelle bizarre coïncidence! Moi aussi j'ai une petite fille, elle a deux ans, un oeil blanc et un oeil rouge, elle est très jolie et s'appelle aussi Alice, cher Monsieur!


Je vous laisse lire ou relire le reste tout seul ...
Toute la scène ici. Je suis sûre qu'on trouve tout le bouquin en ligne!



Lundi 15 janvier 2007
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