Pour être sûre de savoir ce que j'en pense "aujourd'hui" j'ai commencé à relire son bouquin de nouvelles : "Je voudrais que quelqu'un m'attende
quelque part", encore un très bon titre, très accrocheur, tout le monde voudrait bien ça, tout le monde à envie d'acheter le bouquin.
Ce qui est drôle c'est qu'avec celui que j'ai fini hier, "Je l'aimais" j'ai pensé, je vous l'ai dit, que j'avais l'impression que le bouquin était "étiré" pour arriver à en faire un bouquin de
taille "raisonnable", c'est à dire "minimal". Et j'ai pensé aussi : "Tiens ce bouquin ça à la taille d'un Harlequin, ça se lit aussi vite et facilement qu'un Harlequin, mais c'est beaucoup moins
drôle...
Tiens tiens, comme c'est rigolo pour le coup, je commence à lire le deuxième bouquin (en fait le premier dans l'ordre chronologique) et voilà comment ça commence :
"Saint-Germain-des-Près!? … Je sais ce que vous allez me dire: "Mon Dieu, mais c'est d'un commun ma chérie, Sagan l'a fait bien avant toi et telllllement mieux!"
Je sais.
Mais qu'est-ce que vous voulez… je ne suis pas sûre que tout cela me serait arrivé sur le boulevard de Clichy, c'est comme ça. C'est la
vie.
Mais gardez vos réflexions pour vous et écoutez-moi car mon petit doigt me dit que cette histoire va vous amuser.
Vous adorez les petites bluettes. Quand on vous titille le cœur avec ces soirées prometteuses, ces hommes qui vous font croire qu'ils sont
célibataires et un peu malheureux.
Je sais que vous adorez ça. C'est normal, vous ne pouvez quand même pas lire des romans Harlequin attablé chez Lipp ou aux Deux-Magots.
Évidemment que non, vous ne pouvez pas."
Donc, nous y voilà : Anna Gavalda écrit du Harlequin chic, du Harlequin avec une belle couverture pour qu'on ai pas honte de lire ces
bouquins à la terrasse des Deux-Magots! Trop classe les Deux-Magots! Ha, ha!
J'ai lu beaucoup d'Harlequins dans le Bordeaux-La Rochelle quand j'étais étudiante. Je suis un peu une experte en la matière... de plus ma meilleure amie qui les dévorait est devenue traductrice
d'Harlequin après sa licence, d'anglais. Évidemment c'est pas à la terrasse d'un haut lieu parisien que je les lisais mais j'avais pas (trop) honte. Pour ceux qui ont des à-priori à la con, un
autre jour je lisais Guerre et Paix, un autre jour Paul Auster et je n'étais pas schizophrène pour autant. Tiens, un jour il faudra que je parle de tout le bien que je pense des gens qui jugent les
autres sur "Elle lit Voici c'est donc une conne. Elle a lu plus de Harlequin que je n'ai lu de livres c'est donc une demeurée..."
Oups, revenons à nos moutons :
Je me pose la question si Anna Gavalda fait du Harlequin chic, c'est normal que ça marche très fort. Harlequin c'est énorme! J'ai continué sur quelques pages et je me suis dit, comme disent les
anglais : "Blaaa blaaa blaaa!" Pour l'instant l'impression qu'elle me donne c'est qu'elle blablate au kilomètre la miss, elle blablate bien, avec élégance, avec aisance. Je suis peut-être jalouse.
Sincèrement j'aimerais pouvoir blablater aussi facilement, écrire un bouquin et ne plus avoir a me préocuper de problèmes d'argent. J'aimerais avoir son talent.
Je vais le lire ce soir, le bouquin. Si y'a quelque chose à ajouter je vous le dis demain matin, sinon je passe à autre chose.
Jalouse parce que je dis un peu du mal? Je crois pas. Je dis pas de mal d'autres best-sellers comme celui de Justine Lévy
par exemple.
"Avec le temps", Léo Ferré
En regardant Benjamin l'autre jour à La Nouvelle Star, j'ai eu envie, évidemment, de ré-écouter Ferré...
C'est très beau Ferré.
En tous cas moi ça me fait quelque chose.
Les images datent de 1975 aussi (j'avais 10 ans).
Je vous invite également a regarder la version de Dalida (n'ayez pas peur et faites moi confiance) que je trouve extrêmement touchante.
Evidemment tout ça c'est pas à écouter si vous avez envie de sourire.

Il est quatre heure et c'est le 15 août. nous vivons à Montélimar dans le sud de la France. La ville est déserte. Tous les volets sont fermés. les gens sont à l'intérieur.
La rue est tellement chaude que j'ai les pieds qui brûlent. C'est mon anniversaire. je suis née un quinze août, il y a...
quelques années.
Notre porte d'entrée est énorme et très lourde, je n'ai jamais eu la clé. heureusement quelqu'un l'a mal fermé et je peux
entrer. A l'intérieur il fait frais et sombre. Je m'allonge par terre quelques minutes, Pfou… C'est tellement bon! La fenêtre sur le jardin est ouverte. J'entends des gens qui parlent dehors et
je me lève, je n'aimerais pas que quelqu'un me trouve en plein milieu du vestibule. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire dans le jardin? Il y a un gros bouquets de fleurs mauves sur une table, ça
sent bon!. Quelle belle journée! A droite il y a la porte de la cuisine. Quelqu'un a fait cuire un gâteau, miam, miam! Personne ne veut me voir là-bas. Je pourrais essayer d'entrer, ça sent
vraiment bon... Mais non, je vais aller me promener dans le jardin et essayer de découvrir qui est entrain de parler à côté de la petite rivière.
Je marche très silencieusement sur le chemin qui va vers l'eau, il y a beaucoup de bambous, c'est
un endroit très agréable et très amusant à la fois. J'adore. Et les voilà tous! L'homme, la femme et les petits qui jouent dans l'eau, la rivière est presque sèche, ce n'est pas dangereux du
tout. C'est tellement chouette de les revoir, je les adore! Il m'adore aussi je dois dire. La vie est belle! Je suis assise sur ce petit muret de vieilles pierres. Ils
ne m'ont pas vu. Je profite de l'instant. Il y a des verres sur la table de jardin. J'ai soif. Elle me voit, elle a l'air contente : "Regarde qui est venu nous voir!" Elle dit. "Viens ma
chérie!". Lui aussi est content de me voir. Oh je suis si contente, je me sens tellement bien et je saute sur la table pour boire un peu de cette bonne eau fraîche. "Oh! La vilaine minette!",
elle dit et elle me donne une tape sur les fesses "Va-t-en grosse méchante!". Oh non, encore une fois! Ils ne savent jamais ce qu'ils veulent. je les déteste.
C vous kil dites!